En quête de paroles et d'écoutes

En quête de paroles et d’écoutes Résidences et exposition 2026

Une proposition d’Adélaïde Blanc et de Föhn, en collaboration avec La Métive, La Broussaille et l’Espace Saint Rémi (Ville de Bordeaux)

En quête de paroles et d’écoutes est né d’une invitation de Föhn à la commissaire d’exposition Adélaïde Blanc. Ce projet de résidences de recherche, de médiation-création et d’exposition répond au besoin et au désir de différent·es professionnel·les des arts plastiques et visuels de prolonger leurs recherches, de mettre en communs leurs savoirs, d’expérimenter, de co-créer et de diffuser leurs pratiques autour d’une thématique commune. Il s’ancre dans le Limousin, lieu de vie et de travail de plusieurs participantes, et se déploie jusqu’en Gironde.

À l’origine d’En quête de paroles et d’écoutes, il y a des pratiques artistiques diverses ayant en commun d’employer le langage écrit et oral comme outil d’expression, d’écoute, de soi et des autres. Les œuvres qui en résultent sont des dispositifs, des processus, voire des formes, qui déclenchent l’énonciation de soi, permettent l’incursion de voix extérieures ou invitent à se glisser dans la peau d’autres corps habités par d’autres histoires. Imaginées par des artistes convaincu·es de la puissance des mots, ces œuvres portent en elles une perspective émancipatrice puissante tout autant que l’écueil du détournement des histoires ou encore de la dépossession des vécus. Le projet « En quête de paroles et d’écoutes » a pour ambition de mener un travail de recherche et de création sur ces enjeux, de manière expérimentale et collective, dans plusieurs lieux distincts en Nouvelle-Aquitaine.

 

Du 3 au 6 mars 2026 : résidence de recherche collective à La Métive (Moutier-d’Ahun)

Si certaines formes d’art permettent de donner la parole et de la partager, comment collecter ces récits personnels et souvent anonymisés, comment les accueillir en tant qu’artiste et public, comment les faire circuler et en prendre soin dans le temps ? Ces questions sont le point de départ d’une recherche collective et expérimentale qui réunit à la Métive pendant une semaine des volontaires et actrices des arts visuels, d’horizons artistiques divers.

Les membres de ce groupe ont le désir de mettre en commun des savoirs issus de leurs pratiques ou de leurs expériences respectives, ainsi que de mener une recherche collective et de s’auto-former. Constitué de Carla Adra, Mikaela Assolent, Margot Bernard, Adélaïde Blanc, Florence Grappin et Marie-Laurence Larrauri, ce groupe interroge les conditions de collecte, d’écoute et de circulation dans l’art des histoires vécues, tout en en s’appuyant sur d’autres domaines et disciplines.

 

Du 2 au 22 mai 2026 : Résidence de médiation-création de Carla Adra à La Broussaille (Saint-Martin-Château)

Les récits de soi et l’expérience de la réciprocité sont au cœur de la pratique artistique de Carla Adra. À travers des expériences collectives, elle déclenche les possibilités d’énonciation et tente de rendre audible une parole souvent anodine et disqualifiée. Dans les sphères domestiques, institutionnelles ou dans l’espace public, elle collecte des paroles en échange d’une histoire vécue, elle propose de déplacer le point d’énonciation, d’endosser un récit personnel comme on revêt le vêtement de l’autre, faisant résonner des témoignages individuels avec des expériences partagées.

Lors de sa résidence à la Broussaille, Carla Adra réalise une nouvelle série de cartes mentales : dessinés et peints, ces entrelacs de mots et de liens lui permettent d’entrer en relation avec des écrits, des initiatives et des pensées d’autres artistes,  d’auteur·ices , de praticien·es et du voisinage de la Broussaille. Exposées, les cartes donnent à voir les cheminements de l’artiste dans sa pratique, autant qu’elles deviennent, par rebond, le support d’autres réflexions et considérations sur la circulation des histoires vécues par l’art. À l’occasion de cette résidence, Carla met en place un cadre spécifique qu’elle qualifie de performatif, pensé comme un temps de recul et d’accalmie, où le plaisir de réaliser une forme picturale lui permet de lire et d’écouter les autres autrement. Ce geste est la continuité graphique de son travail, dont la matière tangible est la rencontre et les interactions avec les autres. Elle interroge ainsi l’effacement ou la disparition de soi derrière les histoires, les aspirations ou les sentiments de celleux qu’elle écoute et dont elle endosse parfois les voix.

Juillet – août 2026 : Exposition collective à l’Espace Saint Rémi (Bordeaux)

Plus d’informations à venir.

Le projet « En quête de paroles et d’écoute » est soutenu par le contrat de filière arts plastiques et visuels avec l’État, la Région Nouvelle-Aquitaine et Astre, le réseau arts plastiques & visuels Nouvelle-Aquitaine. L’exposition qui aura lieu à l’été 2026, dernier volet du projet, est lauréate de l’appel à projets d’exposition à l’Espace Saint Rémi de la Ville de Bordeaux.